Sophie Alour - Shaker | Sortie le 3 mars 2014 chez naïve

Concerts :

  • 18 mars au Théâtre de Bourg en Bresse (en résidence du 10 au 18 mars)
  • 17 avril, Jazz up, Avoriaz (avec Lavelle en invitée)
  • 21 et 22 avril : Duc des Lombards, Paris
  • 29 avril : Jazz à Eaubonne

Contact :

L'amusement, la jubilation, le plaisir de se travestir, de se déguiser ont présidé à la naissance de ce cinquième opus « Shaker ». Sur ce disque Sophie Alour rassemble des compositions originales d'époques différentes de sa vie. Les unes comme « Shaker » ou « Joke » ont été écrites pour Rhoda Scott, ils sont un clin d'oeil aux années 60, années charnières pour les débuts du funk (Jimmy Smith, Lonnie Smith...). D'autres au contraire sont d'une facture plus rock, elles ont été conçues pour une instrumentation différente, trio basse, batterie, sax ou quartet avec piano et se retrouvent détournées, magnifiées par cette nouvelle orchestration et notamment par l'orgue, couleur débordante, volontiers criarde, aux allures de dandy moderne.

Ce disque mené tambour battant, se révèle plein de gaieté, d'autodérision et de références aux grandes épopées du jazz.

Pour cette aventure, Sophie Alour s'est entourée de deux compères, Frédéric Nardin à l'orgue et Frédéric Pasqua à la batterie. Fédéric Pasqua s'est illustré sur le précédent disque « la géographie des rêves » tandis que Frédéric Nardin est une nouvelle recrue dans son univers, tous deux se révèlent être des compagnons de jeu de tout premier ordre pour ce nouveau projet. Par ailleurs, Sophie Alour accorde ici une grande place au soprano et ajoute ainsi une nouvelle couleur à son expressivité.

  • Date : 03 Mars 2013
  • Label : Naïve

Biographie :

Sophie Alour

Née en 1974, Sophie Alour a appris le saxophone en autodidacte après avoir étudié la clarinette à l 'école de musique de Quimper. C’est sur scène, in vivo, qu’elle fait l’apprentissage du jazz et très vite, en 2000, elle est engagée dans le big band « le Vintage Orchestra » qui réunit la fine fleur de sa génération. Elle crée la même année un sextet avec Stéphane Belmondo au cor et intègre dans le même élan le big band de Christophe Dal Sasso qui enregistre l’album « Ouverture » (Nocturne). Une nouvelle étape est franchie quand Rhoda Scott l’engage en 2004 pour former son quartet. La même année elle joue dans le big band de Wynton Marsalis et participe au projet d’Aldo Romano. En 2005, elle enregistre son premier album « Insulaire » (Nocturne) salué par la critique. Elle est invitée à participer à plusieurs enregistrements et on la retrouve aussi bien sur les disques d’Alexandre Saada « Be where you are » ou « Panic circus » que sur l’album du Lady quartet de Rhoda Scott.

En tant que leader, elle réalise son deuxième album en 2007 « Uncaged » (Nocturne) qui réunit Laurent Coq au fender rhodes, Yoni Zelnik à la contrebasse et Karl Jannuska à la batterie et pour lequel elle a débauché le guitariste Sébastien Martel de la scène rock. Le public est aussi enthousiaste que la critique (disque d’émoi Jazzmag, Choc Jazzman et ffff Télérama) et elle obtient le Django d’or 2007 du jeune talent. Pendant 2 ans, elle donne des dizaines de concerts avec cette formation, en France comme à l’étranger (Afrique de l’est et Amérique centrale), réexplore son répertoire, le décons-­‐truit, en cherche les limites, pour revenir ressourcée vers le Jazz et un nouvel album, cette fois en trio, «Opus 3 » (Plus loin music, 2010) (Choc Jazzman, ffff Télérama, sélection So Jazz).

En 2011, elle participe aux côtés de musiciens prestigieux tels que David El-Malek, Pierre de Bethmann ou Frank Agulhon à l’enregistrement du nouvel album de Christophe Dal Sasso « Prétextes » pour le label Bflat. En juin, elle participe au disque de Rhoda Scott enregistré en live sur la grande scène du festival de Vienne.

En 2012, Sophie Alour signe chez le label « naïve » et enregistre son quatrième disque en quintet « La géographie des rêves ». Album au titre onirique, à l'instrumentation originale et inédite dans son parcours (Stéphan Caracci au vibraphone, Yoann Loustalot à la trompette et au bugle, Sophie Alour à la clarinette basse, clarinette et ténor, Nicolas Moreaux à la batterie et Frédéric Pasqua à la batterie), dans lequel elle poursuit sa tentative de se libérer d’elle même et des conventions du genre et cherche plus que jamais à exprimer une musique affranchie du formatage imposé par une société consumériste. Elle dit volontiers que « La géographie des rêves » est un manifeste ! Il recevra lui aussi un accueil chaleureux et enthousiaste et d'aucuns salueront la compositrice et arrangeuse pour cet album.